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Texte de l’accord politique de la liste Ivry Ensemble

Face à la dureté de la politique de la Droite et du Medef, le Parti communiste, le Parti socialiste, Les Verts, le Parti radical de gauche, Lutte ouvrière, l'association Convergence Citoyenne Ivryenne décident de construire ensemble une liste de large rassemblement ouverte à toutes les forces de gauche, écologiques et de progrès.

 Ils ont la volonté politique d'élaborer avec les Ivryennes et les Ivryens un projet de développement durable de la ville autour de cinq axes prioritaires :

      - Le choix du renforcement de la démocratie représentative et participative pour bien vivre ensemble dans une ville métissée et citoyenne

       - Le choix de la justice sociale dans une ville pour tous, populaire et solidaire

       - Le choix de l'avenir, de droits nouveaux pour l'autonomie de tous les jeunes

        - Le choix d'un développement équilibré, maîtrisé et respectueux du cadre de vie et de la santé des personnes dans une ville dynamique et accueillante

        - Le choix d'une ville fière de son histoire et tournée vers l'avenir.

 Dans ce cadre, ils soumettent au vote des ivryennes et ivryens une liste de 45 candidates et candidats, conduite par Pierre Gosnat.

 Tous ces candidats et candidates appellent la population d'Ivry, dans sa diversité, à se rassembler, dès le 9 mars, pour assurer le succès de cette liste d'union.

Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 14:39

Intervention de Camille Broute relative au vœu sur l’Allocation spécifique de solidarité

Conseil municipal du 18 février 2010

 

 

Il y a un an tout juste, Nicolas Sarkozy annonçait lors d’une allocution télévisée au sujet des mesures qu’il allait mettre en œuvre face à la crise économique « mon seul devoir est d’aider les classes moyennes » martelant, je cite toujours que le « seul chemin qui vaille est celui de l’effort ».
Précisément, c'est bien d'effort dont les Français font preuve face à un Président aussi inconséquent vis à vis du creusement des inégalités sociales!

 

Dans un document du 25 novembre 2009 remis aux partenaires sociaux, la direction des statistiques, enquêtes et prévisions de Pôle emploi indique qu’un million de demandeurs d'emploi vont perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010.

Et si rien n'est fait pour la révision des critères d’accès à l’Allocation spécifique de solidarité, 600 000 d'entre eux n'auront aucune aide de l'Etat car actuellement, les revenus sont accordés en fonction des revenus du foyer.

Il y a donc, n’en déplaise à Laurent Wauquiez qui affirmait le contraire, de nombreux chômeurs en fin de droit et même une majorité d’entre eux qui ne bénéficient pas de la solidarité nationale, le gouvernement préférant au nom de son idéologie anti-assistanat se défausser sur la solidarité familiale.

Face au risque de voir basculer ces personnes dans la pauvreté, des mesures d’urgence doivent être prises : prolongation temporaire de l’indemnisation du chômage, augmentation significative des minimas sociaux et extension de ceux-ci aux jeunes actifs.

En plus de l’impératif de justice sociale auquel le gouvernement doit répondre en prenant ces mesures, cela représente également un investissement économique indispensable pour favoriser la sortie de crise et le retour de la croissance. Alors que jeudi dernier, notre collègue Nicolas Rameau participait à la signature de la convention Pôle Emploi-Alliance Ville Emploi-Etat, rappelons également à M.Wauquiez que le rôle des structures d’insertion et notamment des PLIE nécessite sinon un accroissement de financement tout au moins la tenue stricte des versements des fonds européens gérés par l’Etat, en intermédiaire.

 

Pour autant, si la crise vient indéniablement aggraver le marché de l’emploi, le problème n’est pas seulement conjoncturel : en effet, c’est le niveau de vie de plus d’un million de foyers qui, même hors période de crise, est déterminé par le niveau du RSA et de l’allocation de parent isolé.

Fixé à 50% du Smic en 1989, le RMI devenu RSA n’en vaut plus que 44% aujourd’hui. Indexés sur l’inflation, les minimas sociaux voient donc leur valeur relative diminuer depuis 20 ans.

Relever le RMI à 50% du SMIC-35 heures représente une augmentation de 770 € annuels. Avec la prime de solidarité active de 200€, on en est donc bien loin ! La France est aujourd’hui le pays de l’Europe de l’Ouest qui a, de loin les minimas sociaux les plus faibles et l’un des seuls qui persistent à ne pas l’étendre aux moins de 25 ans.

 

Obtenu par les syndicats, le Fonds d’investissement social devant permettre de faciliter l’accès à la formation professionnelle dans les entreprises en difficulté a été crée il y a un an et doté de 2 milliards.

Mais du fait de la désorganisation de Pôle Emploi et des réticences du gouvernement pour des raisons purement politiciennes à travailler avec les régions responsables de la formation professionnelle, la majeure partie de ces fonds n’a pas été levée. La formation professionnelle représente pourtant un levier très intéressant de sortie de crise. Il est donc grand temps que le gouvernement réactive ce dispositif !

 

Si l’ampleur de la crise appelle donc des mesures d’urgence, elle ne doit pas pour autant nous faire oublier la part de responsabilité du gouvernement qui est immense dans la paupérisation des chômeurs.

De fait, crise ou pas, le gouvernement maintient des politiques qui ont pour seul effet la destruction massive de l’emploi comme en témoigne la réforme des heures supplémentaires qui a débouché sur la perte de 90 000 emplois et qui représente un manque à gagner de 4 milliards d’euros dont 2,8 milliards pour la Sécurité sociale. Et que dire de l’obstination du gouvernement à ne pas vouloir relancer les emplois aidés et à maintenir son dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ?

 

A Ivry, nous accompagnons depuis des années les demandeurs d’emploi: la récente 7ème édition du Forum Emploi, comportant pour la première fois une journée « jeunes actifs » à laquelle ont collaboré comme c’est le cas depuis le début Pôle Emploi a d’ailleurs été une franche réussite ! La politique de développement urbain et de développement économique basée sur la recherche de la plus grande mixité fonctionnelle possible pour permettre l’implantation d’emplois durables sur notre ville ou encore notre soutien à la Mission locale et au PLIE particulièrement malmené par la Droite au pouvoir en font également partie. C’est ce à quoi s’emploie notre ville et notre collègue Nicolas Rameau en charge de ces questions.

Pour autant comment peut-on espérer bâtir une politique de l’emploi ambitieuse si l’Etat ne prend pas lui aussi de son côté la mesure de cet enjeu ?

 

Parce que le risque de paupérisation que le gouvernement fait actuellement peser sur près d’un million de nos concitoyens est proprement scandaleux, le groupe socialiste votera positivement ce vœu.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 14:35

Présentation du Projet Educatif Local par Sandrine Bernard

Conseil municipal du 18 février 2010
 

Nous devons débattre ce soir du lancement de l’élaboration du projet éducatif local d’Ivry.

 

Pourquoi un Projet Educatif Local ?

 

Il est difficile d’aborder cette question sans rappeler d’abord le contexte politique très lourd dans lequel nous engageons nos travaux.

 

Sans cohérence ni concertation, l’Education nationale tend à démanteler progressivement une Institution majeure de notre système social. Entre baisse de moyens et suppressions de postes, entre dévalorisation du métier d'enseignant et dépréciation des apprentissages, notre société subit une baisse de la qualité de l’accès aux savoirs, qui ne pourra qu’être préjudiciable à des générations d’enfants et de jeunes à venir.

 

Face à cette réalité, le premier intérêt d’un Projet Educatif territorial, et non des moindres, est de consister, par sa dimension et son ambition, en un véritable acte de résistance à cette tentative de destruction. Sans avoir jamais pour objet de répartir sur les autres partenaires les responsabilités abandonnées par l’Etat, ce projet éducatif proclamera au contraire les objectifs et les valeurs que nous, à Ivry, élus, acteurs éducatifs, familles et citoyens, revendiquons pour les jeunes générations. La tentation est forte de reporter sur des collectivités pourtant asphyxiées par les actuelles atteintes à leur autonomie et à leurs ressources, des pans entiers de compétences, relevant pourtant de la délégation de la Nation à ses représentants.

 

Comme en matière de culture, de santé, d’action sociale, de soutien aux associations, nous ne plierons pas devant ces attaques et ne renoncerons pas à une politique volontariste, pour faire barrage à cette remise en cause des services publics.

 

Par ailleurs, notre société change : les besoins des familles qui se transforment au gré des statistiques du chômage et des conditions de travail (stress, transports, horaires variables) sont de plus en plus en décalage avec les capacités de résistance des enfants et les moyens de garde que les collectivités mettent à leur disposition ; la multiplication des intervenants adultes dans l’entourage des enfants crée une multiplicité d'échelons autour du binôme école/parents, au risque de diluer les responsabilités et sans recherche de cohérence ; l’augmentation des situations d’échec et de rupture dans un monde de plus en plus agressif, sélectif et élitiste, la perte de repères avec la dilution des noyaux familiaux et des rapports entre génération, l’augmentation des inégalités sociales, scolaires, territoriales sont autant de facteurs qui renforcent le choix d'un projet éducatif local. Pour faire face à ces évolutions socio-éducatives en effet, l’échelon territorial a le mérite de permettre aux acteurs de se rencontrer, de coordonner leurs actions et de réfléchir ensemble aux orientations à donner à leurs interventions.

 

Et puis bien sûr, nous ne pouvons mettre de côté le développement urbain, économique et durable que connaît aujourd’hui notre Ville et qu’elle connaîtra davantage encore dans les années à venir. Aucun projet de ville de cette ampleur ne pourrait s’envisager, sans donner une place centrale à une dimension éducative, qui mette l’intérêt supérieur des enfants et des jeunes ivryens au cœur de ces mutation, qui les place tout simplement au centre de la conception de la ville de demain !

 

Voilà toutes les raisons pour lesquelles, mes chers collègues, nous avons souhaité que ce projet soit présenté et débattu ce soir en conseil, pour permettre son appropriation collective par les élus ivryens, et faire en sorte qu’il soit porté par tous au-devant de nos concitoyens.

 

**********************

 

Alors qu’est-ce qu’un projet éducatif ?

 

C’est écrit : un Projet Educatif est le cadre formalisé, écrit, fédérateur, de l'ensemble des politiques et actions éducatives d’une commune, au sein duquel les acteurs s’inscrivent pour exercer leurs missions et responsabilités de manière conjointe en direction et au bénéfice des enfants et des jeunes. Il met en relation, à partir de priorités définies collectivement, et en s’appuyant à la fois sur un état des lieux précis des actions, un diagnostic des besoins et des orientations claires, l’ensemble des forces éducatives, à l’échelle d’un territoire. C’est donc un projet de territoire, c’est un projet de société et c’est un projet partenarial !

 

Nous avons bien sûr au préalable défini le périmètre de ce chantier :

 

Comme vous avez pu le lire dans l’exposé des motifs, cette démarche ne va pas naître de rien ; elle n’a pas vocation à construire ex nihilo une politique toute neuve, mais elle prend au contraire le relais d’un investissement important, tant humain que financier, de la part de notre commune, en matière éducative, depuis des années. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau dispositif ni d’un nouveau contrat, mais il s’agit bien d’un véritable projet.

 

Nous avons également au préalable déterminé le cadre dans lequel nous engagions notre procédure :

-          nous avons voulu concevoir le périmètre de ce projet éducatif de manière très large pour ne nous fermer aucune porte dans la concertation : notre public cible ira de la petite enfance à l’entrée dans l’âge adulte ou la vie active.

-          nos partenaires seront pris dans leur diversité et leur globalité : éducation nationale bien sûr, mais aussi parents et familles, acteurs locaux, culturels, sportifs, animateurs, encadrants, institutions, collectivités, associations et citoyens, en commençant par les enfants et les jeunes eux-mêmes.

-          Nous avons enfin établi le socle qui guidera notre démarche, les valeurs sur lesquelles nous fondons notre action et les principes d’action que nous nous assignons.

 

 

Quel calendrier prévoyons nous pour notre démarche?

Aujourd’hui s'ouvre une  phase d’appropriation des enjeux :

 

Un colloque organisé le 5 décembre dernier sur l’un de ces principes d’action : « l’Education, l’affaire de tous », nous a permis d’ouvrir une première phase de partage de ce socle fondamental destiné à être le support sur lequel s’accordera la communauté éducative.

Pour prolonger cette phase, un comité de suivi composé de représentants des partenaires extérieurs doit voir le jour pour préciser l’état des lieux des actions et la définition des besoins, accompagner l’organisation de ces échanges et l’identification des lieux, publics et thèmes du débat.

En s’appuyant sur l’expérience et la connaissance du terrain de ses membres, ce comité de suivi établira les priorités sur lesquelles nous lancerons la phase de concertation. Ce comité de suivi est donc conçu dans un esprit de co-production. Il se réunira pour la première fois prochainement en présence de Monsieur le Maire.

 

 

 

S’ouvrira ensuite une phase de concertation :

 

Lors de cette phase de concertation et de partage, différents thèmes peuvent être abordé, comme cela ressort des différents échanges qui ont déjà eu lieu autour de ce projet : ce ne sont que des suggestions qui seront précisées par le comité de suivi

- La mixité et l’égalité d'une part : autour de l’interculturalité, le métissage et l’acceptation de toutes les différences, la lutte contre toutes les discriminations.

-  La prise en compte des rythmes et des besoins de l’enfant et du jeune d'autre part, tant sur la journée que sur l’année ou au fil de son parcours.

- la question de l’épanouissement personnel par ailleurs, qui est bien souvent mis de coté au profit de priorités plus terres-à-terres, comme l’employabilité, la nécessité de se conformer aux normes sociales et sociétales 

- la question des nouvelles technologies peut également être abordée, en mettant en perspective d'un côté les apports de ces nouveaux outils de communication dans l'apprentissage, et de l'autre les dangers qu'ils peuvent représenter (dans leur contenu ou dans leur utilisation).

- Ou encore la place de l’enfant dans la ville et notamment dans son environnement. Avec l’apprentissage du respect de l’environnement.

Cette démarche devrait prendre environ une année, afin d'aboutir en dernier lieu à la formalisation des actions et dispositifs qui découleront de ces débats.

 

Mes chers collègues, vous le voyez, les enjeux sont nombreux et je vais conclure là dessus :

 

·         L’enjeu de recenser et d’évaluer ce qui se fait, par la détermination de critères vérifiables et mesurables, non seulement par la municipalité, mais aussi par l’ensemble des acteurs d’Ivry .

·         L’enjeu ensuite de faire un diagnostic de la situation par une analyse socio-démographique et territoriale et des besoins en s’appuyant sur les attentes et les situations des familles .

 

·         L’enjeu d'autre part de créer des partenariats en vue de mettre en cohérence les actions éducatives, de mieux coordonner l’ensemble de ces actions, de les rendre plus complémentaires et efficientes afin d’instituer une continuité éducative à l’échelle du territoire (pour cela, nous devons bien sûr bien établir et respecter le rôle et les responsabilités de chacun, par exemple en permettant aux parents d’exercer et de se voir pleinement reconnu leur rôle éducatif, mais encore en faisant en sorte que l’institution scolaire s’ouvre davantage, sans pour autant justifier de désengagements).

 

·         L’enjeu par ailleurs de créer des réponses pertinentes par la définition de nouveaux axes de travail bien sûr, dans des domaines encore inexploités et de réorienter certaines actions, afin qu’elles se conforment aux besoins recensés, en fonction des évaluations réalisées.

 

·         L’enjeu enfin d’optimiser l'ensemble des moyens engagés pour renforcer l'offre éducative globale sur la ville, en prenant en compte la continuité des parcours, la complémentarité des acteurs et la globalité des questions traitées.

 

Il est indispensable de bien avoir à l’esprit, pour permettre la pleine portée de ce chantier, qu’il ne s’agit pas seulement de redéfinir nos politiques publiques en matière d’éducation. La démarche engagée a en effet pour portée, en s’appuyant sur nos politiques et nos valeurs, et sur celles de nos partenaires, de co-élaborer, avec l’implication de tous, un projet de territoire et de société destiné à accompagner les enfants et les jeunes dans leur parcours éducatif au sens large, pour leur émancipation et leur réussite. Du partage par tous du postulat de l’éducation partagée et de votre implication à tous dépendra la réussite de ce projet.

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 14:31

Intervention de Denis Mercier sur le Projet Educatif Local
Conseil municipal du 18 février 2010


Comme l’a dit notre collègue et camarade Sandrine, à Ivry, la prise de conscience de l’importance de l’Education n’est pas nouvelle et la conviction selon laquelle elle est à la base de la cohésion sociale fait partie des valeurs qui nous lient au sein de cette municipalité.

 

Si l’école est le ciment de notre République, force est de constater que de nouveaux espaces éducatifs ont émergé autour de l’institution scolaire. Parce qu’ils permettent à l’enfant d’expérimenter ce qu’il a appris à l’école, d’acquérir de nouvelles connaissances, de faire l’apprentissage de la solidarité et du vivre-ensemble, ils sont tout aussi fondamentaux dans le processus de réussite éducative des jeunes.

Le modèle caractérisé par une organisation centralisée et une conception descendante de l’autorité, où chaque institution avait une place bien définie dans l’éducation de l’enfant a donc vécu et se voit actuellement supplanté par un système beaucoup plus diversifié basé sur une conception globale et transversale de l’Education.

Dans ce contexte de profondes mutations, les élus de proximité que nous sommes ont un rôle majeur à jouer dans la mise en cohérence de ces actions multiples.

Ainsi, s’il n’est pas question de mettre en cause le cadre national qui régit l’Education, nous estimons que la prise en considération des réalités de territoire est indispensable à la poursuite de l’objectif de réussite pour tous.

Pour que les différents espaces éducatifs puissent s’enrichir mutuellement et ainsi contribuer à conduire les jeunes vers l’autonomie, leurs objectifs respectifs au service d’un projet commun doivent être formalisés.

C’est précisément l’objectif assigné au Projet éducatif local.

Basé sur la concertation et l’échange, le projet éducatif local se construira avec tous les acteurs éducatifs de la ville ; que ce soit la communauté enseignante, les associations, les parents mais aussi l’ensemble des partenaires institutionnels que sont l’Education Nationale, le Conseil régional et le Conseil général. C’est donc, bien plus qu’une politique éducative municipale, une véritable politique de l’Education globale qu’il va nous falloir mettre en place ; une politique qui, au delà des établissements scolaires, prendra en compte la famille, les médias, la culture, le tissu associatif local.

Pas un domaine de compétence pour lequel une délégation nous a été confiée n’échappe à un questionnement sur la réussite éducative de nos jeunes concitoyens.

Cela supposera donc l’implication pleine et entière de chacun de nous dans ce chantier.

 

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Jeudi 25 février 4 25 /02 /Fév 14:19

Intervention de Nicolas Rameau relative au secteur Masséna Bruneseau
Conseil municipal du 18 févr 2010

 

 

Trop longtemps Paris a choisi de se développer en ignorant ce qui se passait de l’autre côté du périphérique. L’arrivée de la gauche emmenée par Bertrand Delanoë en 2001 a heureusement inauguré une nouvelle ère, celle du décloisonnement et de la recherche de continuité des territoires.

La signature en septembre 2006 d’un protocole de coopération venant préciser les objectifs que s’assignaient les deux villes a marqué une nouvelle étape dans ce rapprochement.

L’accompagnement de façon concertée du renouvellement urbain de Paris Rive Gauche et d’Ivry-Port figure parmi ceux-là.

C’est donc à ce titre que nos deux villes et Jérôme Coumet, maire du 13ème arrondissement, réfléchissent ensemble à l’aménagement du secteur Masséna Bruneseau. Interface qui, que ce soit du point de vue des déplacements, du logement ou du développement économique, est stratégique à bien des égards. Tirer parti pour la population des fortes convergences qui unissent Paris et Ivry, tel est l’enjeu de cette coopération.

S’il n’est pas question de nous ingérer dans les affaires de la ville de Paris, de la même façon que les élus parisiens n’ont pas à s’ingérer dans notre politique, les opportunités dont nous avons à nous saisir réciproquement sont en l’occurrence nombreuses :

 

- Les liaisons entre notre ville et la capitale avec notamment l’aménagement de l’allée Paris/ Ivry se verront renforcées.

 

- L’aménagement de Masséna Bruneseau nous permettra de peser encore davantage pour obtenir une meilleure desserte de notre ville en transports en commun avec par exemple le prolongement de la ligne 10 du métro au moins jusqu’à la place Gambetta.

 

- En matière de développement économique, l’essor de Paris Rive Gauche recèle de nombreuses perspectives : la proximité du pôle universitaire Paris Diderot est une chance pour nous de développer de nombreux contacts avec le monde de la recherche et de l’innovation, un secteur porteur d’emplois durables, et de poursuivre plus avant le développement de notre ville selon la démarche Campus urbain.

 

- La densification de l’offre commerciale qui résultera de cette opération contribuera également à une plus grande animation des quartiers limitrophes ; à nous d’y prendre part afin que les retombées profite à l’ensemble des Ivryens !

 

Paris Rive Gauche est une chance pour Ivry Confluence ; tout doit être mis en oeuvre pour que chacun de ces deux pôles vienne valoriser et accroître l’attractivité de l’autre.

 

A l’heure où la majorité présidentielle tente d’imposer son Grand Paris, la logique de territoire conjointement impulsée par Paris et notre ville témoigne de la vitalité de Paris Métropole et envoie un signal fort au gouvernement de notre volonté de rester maîtres de notre développement. 

 

Pour autant, si les orientations contenues dans le document soumis à notre approbation nous satisfont, nous devrons veiller au maintien de l’esprit de co-élaboration pour la poursuite du projet. Parmi les aspects sur lesquels nous aurons à défendre des positions fermes et précises, je souhaiterais m’arrêter sur l’implantation de nouvelles tours, et immeubles de grande hauteur lesquels sont très souvent instrumentalisés à des fins électoralistes :

Si des erreurs ont pu être commises par le passé c’est parce que ce genre de bâti n’avait été pensé comme devant s’intégrer dans un quartier ; le problème est beaucoup moins la hauteur des tours que les objectifs qu’on leur assigne ; c’est d’ailleurs ce que révèlent de manière unanime les analyses des architectes sur la politique des grands ensembles.

A la lumière de cet enseignement et parce qu’elle représente, selon nous, une réponse intéressante au problème de l’étalement urbain, nous ne pouvons donc refuser l’implantation de bâtiments de grande hauteur par principe.

 

De fait, l’emprise au sol qu’elles permettent de dégager est autant de place qu’il est possible de dédier à l’espace public et notamment aux espaces verts.

Lutter contre l’étalement urbain c’est également lutter contre la hausse des prix de l’immobilier et donc contre l’exclusion des populations les plus pauvres pour favoriser la mixité sociale.

 

Nous sommes donc favorables à la construction de nouvelles tours, flanquant le périphérique, à condition que ces bâtiments ne soient pas source de nuisances pour les Ivryens . En tant qu’élus, il est de notre responsabilité d’y veiller :

Si nous disposons d’ores et déjà de certaines garanties, notamment sur le fait que les immeubles d’habitation ne dépasseront pas les 50 mètres, soit environ 15 étages, il nous faudra être attentifs à l’empreinte écologique des bâtiments de grande hauteur, activités ou logements, qui seront implantées sur notre limite communale:

L’impact visuel, tout d’abord, en veillant à ce que les futures constructions s’insèrent convenablement dans notre paysage urbain.

Il nous faudra en outre défendre un projet de constructions qui non seulement répondra aux normes environnementales mais qui devra être innovant et performant en matière d’économie d’énergie ainsi que nous le faisons dans notre ville. 

Nous savons que la question de l’impact sur l’ensoleillement, sur l’énergie sont essentielles. Le photovoltaïque sur toit et façade peut être une réponse même si nous savons que l’un des points principaux est le rafraîchissement l’été et non le chauffage l’hiver.

Par ailleurs, si le format haussmannien fait partie des réponses intéressantes à la densification, elle soulève également son lot de questionnements sur les effets induits.

La mixité sociale et la mixité fonctionnelle ne sont pas envisageables sans la mixité architecturale : opposer les constructions entre elles, qu’il s’agisse d’immeubles de grande hauteur, d’écoquartiers ou autres, revient selon nous à priver la population non seulement de logements mais des fruits d’une ville ouverte et tournée vers l’avenir.

Pour ces raisons, le groupe socialiste émet un avis favorable au projet de révision simplifiée du PLU de Paris sur le secteur Masséna Bruneseau.

 

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Vendredi 12 février 5 12 /02 /Fév 16:57

Quelques semaines après le drame qui a coûté la vie à un jeune scolarisé au Kremlin Bicêtre, un élève a été agressé dans l’enceinte du lycée Adolphe Chérioux mardi 2 février.

Alors que la communauté éducative de l’Académie de Créteil - la plus peuplée après Versailles et parmi les plus défavorisées- réclame plus de personnel (enseignants et surveillants), les Ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse se défaussent sur la Région et exploitent à des fins purement politiciennes le retard pris dans l’installation d’une clôture sur le site du campus.

 

La mise en place de dispositifs de surveillance (caméras, portiques, clôture) ne remplacera jamais l’encadrement humain. Alors que 11 postes de surveillants manquent à cet établissement, les enseignants du Lycée Chérioux ont décidé de ne pas se laisser maltraiter par un gouvernement qui s’obstine dans sa logique de suppression de postes et qui se livre actuellement à une instrumentalisation proprement scandaleuse de ce drame en vue des régionales.

 

Le groupe des élus socialistes d’Ivry sur Seine souhaite les assurer de sa solidarité et se joint à eux pour exiger du Gouvernement qu’il reconnaisse sa responsabilité dans la question de la sécurisation des établissements scolaires et qu’il mette fin aux suppressions de postes dans l'Education Nationale, décide d’un plan pluriannuel de recrutement de personnels d'encadrement et de la mise en place d'une nouvelle carte scolaire.

 

Pour le groupe socialiste,

David Onakaya Menge,

Conseiller délégué aux relations Ville-Collèges et Lycées

 

 

 

 

 

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Lundi 1 février 1 01 /02 /Fév 11:24

Intervention de Nicolas Rameau relative au vote des subventions aux associations

Conseil municipal du 28 janvier 2010

 

 

Je commencerai cette intervention au nom du groupe socialiste en saluant le travail accompli par tous les Ivryens investis dans une association.

Véritables forces vives de notre ville, leur implication compte pour une bonne part dans la vitalité démocratique dont peut se prévaloir Ivry.

Les associations sont donc constitutives de l’identité ivryenne et c’est pourquoi il est fondamental que nous leur témoignons de notre soutien. A ce propos, dans ces années marquées par la crise économique liée à la crise financière et face à la marchandisation de notre société, le bénévolat est une belle valeur, un engagement à promouvoir et à défendre.

La recherche constante d’un partenariat renforcé entre la municipalité et le monde associatif qui anime les élus de la majorité et au premier chef notre collègue Romain Marchand est donc essentielle et de nombreux éléments concrets viennent le traduire. Je pense notamment au lancement en 2009 du bulletin trimestriel « L’Echangeur », le succès remporté chaque année par Ivry en Fête ou encore la prochaine édition du Forum des associations.

Autre marque de notre soutien, les subventions dont nous nous apprêtons à voter les montants. A ce sujet, je souhaite remercier les services pour les précisions apportées quant à leur évolution par rapport à 2009.

L’Adjoint au Développement économique que je suis ne peut que souligner la politique volontariste et moderne que porte notre municipalité dans le choix d’initier et de soutenir une stratégie économique à travers des associations de politique industrielle et de soutien à l’emploi.

Ceci étant, sur la forme, il nous semble que le document qui nous est fourni pourrait encore gagner en lisibilité, notamment en mettant en évidence les apports en nature accordés aux associations tels que, par exemple, les prêts de salles.

Sur le fond, je souhaite également réitérer notre souhait exprimé l’année dernière de pouvoir débattre de la question du financement de l’activité de l’USI Hand.

Je rappelle que nous nous positionnons en faveur d’une diversification des concours financiers et ce pour donner à notre club les moyens de se développer et d’accroître encore son attractivité.

 

Mais plus largement, le vote de la répartition des subventions communales nous oblige à nous interroger sur les choix que nous aurons à opérer dans un avenir très proche.

En effet, s’il n’est pas question de jouer les Cassandre, il est de notre responsabilité d’élu d’alerter nos concitoyens sur les incertitudes que font peser les réformes décidées par Nicolas Sarkozy sur nos finances locales.

Les nombreuses atteintes portées au Service Public par l’actuel gouvernement et son obstination à vouloir conduire une politique qui ne fait qu’aggraver les inégalités sociales obligeaient déjà le monde associatif tout comme les collectivités locales à pallier le désengagement de l’Etat.

Aujourd’hui, la suppression de la taxe professionnelle et la réforme territoriale viennent donner un coup d’accélérateur à cette entreprise de démantèlement des services publics locaux et de déni de notre autonomie financière.

Comme vous le savez, la suppression de la compétence générale pour les régions et départements qui leur permet de financer tout type d’activité du moment qu’elle présente un intérêt général local va avoir un impact sans précédent sur le monde associatif.

Ces mesures que nous ne pouvons nous contenter de dénoncer mais que nous devons combattre vont nous obliger à réfléchir à comment contenir leurs effets néfastes pour que l’année prochaine, nous puissions encore voter des subventions qui permettent aux associations de poursuivre leurs actions en faveur de l’intérêt général.

 

C’est donc pleinement de conscients de cette réalité que les élus socialistes voteront positivement l’ensemble des délibérations relatives à la vie associative.

 

 

 

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Lundi 1 février 1 01 /02 /Fév 11:22

Intervention de Sylvain Baron relative au vote du budget primitif 2010
Conseil municipal du 28 janvier 2010

 

 

 

L’an passé, l’analyse du budget 2009 nous faisait dire que "nous avions tous le sentiment que, dans le contexte de crise sans précédent où nous nous trouvions, le budget 2009 était  un peu un budget « à l’ancienne » qu’on risquait  de ne pas retrouver en 2010".

 

Qu’en est-il ?

  • Notre budget de fonctionnement pour 2010 est de 132 M€ contre 130 M€ en 2009 (et 126 M€ en 2008 pour mémoire). 
  • Le produit de notre imposition "directe" – entre guillemets - est de 79 M€ contre 77 M€ en 2009. Pourquoi entre guillemets ? Parce que, dans ces 79 M€, figure la dotation relais provisoire de l’état  de 36 M€ en compensation de la suppression de la taxe professionnelle.
  • Et la dotation générale de fonctionnement (DGF) reste inchangée à 27 M€.

 

Une année de sursis ? Certainement, car 2010 voit arriver la crise économique et la crise sociale, avec un accroissement du chômage et du nombre de chômeurs en fin de droit (aggravant encore la crise économique par une baisse sensible de la consommation que cela induira).

 

La dette totale de la France atteint environ 1500 milliards, soit 75% de la richesse produite en France annuellement (le PIB) (le plafond est fixé à 60% par les critères de Maëstricht). Sur cette richesse annuelle produite, la France prend environ 260 milliards en impôt de toutes sortes. Elle en a dépensé 400 en 2009 ! Résultat : 140 milliards de déficit. Le budget 2010 voté en novembre dernier prévoit un déficit de 118 milliards ! Les critères de Maëstricht n’autorisent que 60 milliard par an (3% du PIB).

Qui va payer ? Et quand ? Pour faire simple, c’est comme si une famille qui gagne 2000 € par mois, avait 18000 € de dettes et vivait en dépensant 3000 € par mois… Pas facile. Heureusement, me direz-vous, la France dispose d’un patrimoine, d’atouts et d’une durée de vie que ni vous ni moi ne pouvons mesurer et c’est ce qui fait qu’on lui fait encore un peu crédit… mais plus pour très longtemps à ce rythme et chacun sait qu’elles sont les classes sociales qui vont souffrir les premières et le plus pour rembourser ce qu’on a donné aux autres.

 

Mais Ivry n’est pas la France, en tout cas pas celle de monsieur Sarkozy. De plus Ivry, comme toute collectivité territoriale, se doit d’avoir, par la loi, et contrairement à l’Etat, un budget annuel en équilibre.

 

On remarquera d’abord, qu’avec un budget 2010 de 132 millions d’euros, et en ne faisant aucunes dépenses somptuaires, le budget de fonctionnement ne dégage que 1,1 million d’épargne disponible contre 1,5 million l’année dernière. Malgré une tenue serrée des frais de personnel, la raison en est que toutes les dépenses augmentent un peu plus que les recettes.

 

Il en résulte que, pour maintenir notre endettement à un bon niveau, ce budget réduit son investissement à 27 millions contre 30 millions l’an passé en faisant un emprunt prudent de 16 millions d’euros.

 

Après plus de trois mois de réunions et de discussions pour la préparation de ce budget et après notre débat d’orientation budgétaire ici même en décembre dernier, il n’est pas nécessaire de détailler poste par poste les satisfécits et incertitudes. Pour faire court, nous ne mentionnerons que deux points, une incertitude et un satisfécit,  sur lesquels nous sommes particulièrement attentifs.

 

L’incertitude concerne les écoles élémentaires. Avec l’enveloppe d’investissements retenue cette année pour les travaux de construction et de rénovations (un million 100 au lieu d’un million 500 souhaité), nous nous préparons un budget difficile pour 2011 ! Par exemple, la seule construction des locaux provisoires prévus cette année à Makarenko, coutera environ un million d’euros soit la totalité de notre enveloppe. Barbusse attend sa restructuration. Les écoles Maurice Thorez et Dulcie September doivent avoir leurs cours  de récréation renouvelées et l’Orme aux Chats doit être rénovée… Sans compter le lancement de la construction de nouveaux établissements d’ici la fin de la mandature.

 

En revanche, nous nous félicitons que le plan d’adaptation pluriannuel de la ville aux handicapés, à hauteur de 500 000  euros par an (100 000 euros pour la voirie et 400 000 euros pour les bâtiments publics) soit respecté cette année comme il l’a été l’an passé.

 

Dans les temps difficiles que nous abordons, ce budget reste un budget dynamique et offensif. Il garde l’objectif majeur de ne pas diminuer la qualité du service public, et de l’aide sociale, offerts aux ivryennes et aux ivryens et nous pensons que le budget 2011 apportera les correctifs attendus.

 

Les élus du groupe socialiste voteront donc ce budget primitif pour  2010.

Nous vous remercions de votre attention.

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Lundi 1 février 1 01 /02 /Fév 11:15

Intervention de Sandrine Bernard relative au vote d'une aide d'urgence à Haïti
Conseil municipal du 28 janvier 2010

Le groupe socialiste votera bien évidemment cette subvention exceptionnelle accordée en réaction et soutien face au drame humain qui s'est déroulé à Haïti.

 

Face à l'ampleur de la catastrophe, nous sommes heureux de pouvoir nous associer aux nombreuses collectivités qui ont manifesté leur solidarité : des villes, mais aussi le conseil général qui a accordé une aide d'urgence de 50000 euros le 18 janvier ou encore le conseil régional qui a adopté le 22 janvier dernier un programme d'accompagnement à la reconstruction de près d'un million d'euros sur plusieurs années; nous sommes heureux de nous inscrire aux côtés des nombreuses associations et partis politiques, comme la fédération socialiste du Val de Marne qui a fait un don de 2000 euros à l'association culturelle et d'intégration haïtienne de France ; et bien sûr aux côtés des milliers de particuliers qui ont su montrer malgré la crise et le contexte qu'ils étaient présents pour aider ceux qui subissent de tels traumatismes et pertes.

Nous ne pouvons que saluer cet élan national et international déterminant pour les Haïtiens.

 

Alors que probablement aucun survivant ne sera encore retrouvé vivant 16 jours après le séisme, le bilan est déjà de 170000 morts, 225000 habitations détruites, des administrations et services publics réduits en cendre, des commerces ravagés, des matières premières manquantes et presque un million de personnes sans abris, 3 millions de personnes touchées sur les 9 millions vivant dans et autour de Port-au-Prince.

 

Le défi pour tous ceux, missions techniques, humanitaires, médicales, sociales, institutionnels et particuliers, qui oeuvreront sur le terrain, porteurs de tous ces soutiens, aux cotés de l'Etat haïtien, sera double :

-         poursuivre la phase humanitaire en faisant face aux urgences et en s'organisant pour gérer les priorités

-         et engager la dure et longue phase de reconstruction de ce pays qui a déjà tant souffert.

 

Cela appelle à quelques réflexions.

            Il est essentiel que cet afflux d'aides et de bonnes volontés s'organise au mieux. Aussi sommes nous très satisfaits du choix qui est proposé de confier cette somme à La Croix Rouge et au Secours Populaire qui, comme d'autres, agissent avec expérience et responsabilité sur ces terrains très complexes.

            Il est important aussi que ces soutiens s'inscrivent dans la durée. Nous pouvons déjà avoir pensée et reconnaissance pour ceux qui, dès lors que l’effet de l’émotion et de l’image sera passé, que toute cette agitation sera oubliée au profit d’autres actualités plus récentes seront nombreux encore sur place pour accompagner la reconstruction de ce pays.

Nous pourrions nous engager avec les associations destinataires de ces subventions et les partenaires de cette mobilisation à Ivry à faire le point l’année prochaine sur la situation.

            Il est souhaitable enfin que la multiplication de ces interventions et soutiens massifs du monde entier puisse servir la démocratie dans ce pays, dans leur respect de leur autonomie, sans justifier d'ingérence et permettre aux haïtiens d'être maîtres de leur reconstruction.

 

Voilà, mes chers collègues, ce que les élus socialistes souhaitaient dire ce soir : nous souhaitons  nous associer à la douleur de ce peuple, des familles et amis qui ont perdu leurs proches, saluer encore une fois l'immense élan international qui s'est mis en place et dire sans réserve notre soutien plein et entier à la démarche de solidarité initiée par la majorité, les associations et les citoyens ivryens.

 

Nous appelons tous les élus de ce conseil à adopter cette délibération à l'unanimité.
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Lundi 21 décembre 1 21 /12 /Déc 14:29

 

Intervention de Sylvain Baron relative au Débat d’Orientation Budgétaire

Conseil municipal du 17 décembre 2009 

 

Je ne reviendrai pas sur les décisions politiques, souvent peu irréfléchies, parfois ahurissantes, mais toujours orientés vers la satisfaction des mêmes, qui nous sont imposés par l’actuel Président de la République et qui nous mettent face à un avenir difficile dans un contexte incertain et dégradé.

 

Autant, l’an passé, nous pouvions parler pour le budget 2009, d’un budget "à l’ancienne" autant aujourd’hui nous sentons planer, dans les propositions budgétaires envisagées pour 2010, la menace des modifications attendues, à savoir la perte d’une part de nos ressources et la perte d’une part de notre autonomie. Faudra-il envisager, pour l’avenir, des réductions drastiques de services rendus à nos concitoyens, faudra-t-il encore plus recourir à l’emprunt pour passer un cap difficile, faudra-t-il augmenter la fiscalité locale ?

 

Pour le budget de fonctionnement 2010, nous rappelons que nous approuvons la proposition d’augmentation de 1,5% des taux pour les taxes sur les ménages ainsi que  la fixation à 2,5% de l’augmentation des dépenses de personnel dont l’optimisation est en cours par des mouvements, jamais faciles, de réaffectations sur divers postes. C’est ainsi, par exemple,  qu’on remarque pour 2010 une prévision de baisse substantielle des crédits de fonctionnement à la Direction des espaces publics et de la Direction de la Communication compensée par une forte hausse des crédits la Direction de la Petite Enfance, de l’Enfance et de la Jeunesse.

 

Quant aux quelque dizaines de postes qu’il semble néanmoins nécessaires de créer, on peut penser qu’une gestion indiciaire où le remplacement d’un nombre important de personnel partant à la retraite par des nouveaux agents sensiblement moins coûteux, devrait dégager une marge permettant ces nouveaux recrutements.

 

En investissement, on prévoit de fixer le budget à 27 millions d’euros dont 16 millions proviendront de l’emprunt.

 

On se souvient du célèbre "Gouverner, c’est choisir" lancé par Pierre Mendès-France dans son discours d’investiture, le 3 juin 1953. On se souvient un peu moins de la phrase qui suit. La citation complète est la suivante : "On ne peut pas tout faire à la fois. Gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix. Choisir ne veut pas dire forcément éliminer ceci ou cela, mais réduire ici et parfois augmenter là, en d’autres termes, fixer des rangs de priorité".

 

C’est au résultat de ce difficile exercice, de réduire ici, d’augmenter là, de différer un peu aussi, que nous avons participé au cours de ces derniers mois. Tout n’est pas définitivement calé. Nous devons notamment affiner l’étude des recettes ou des subventions que l’on pourra, dans certains cas, trouver en contrepartie.

 

Mentionnons déjà que l’enveloppe actuellement prévue pour la réfection d’écoles et la construction de nouvelles écoles semble sensiblement insuffisante. Une réflexion est en cours à ce sujet.

 

Mentionnons aussi que la politique affichée par les choix budgétaires  pour les personnes âgées est le fruit des réflexions sur le maintien des personnes à domicile dans des appartements dédiés et que cette politique devra être complètement définie à l’issu d’un débat au cours du prochain semestre.

 

Enfin, bien que la suppression de la taxe professionnelle puisse rendre moins attractif l’accueil de nouvelles entreprises sur notre territoire, on se félicite du maintien de l’effectif et du renforcement des moyens pour le développement économique, l’emploi, la formation et l’insertion.

 

C’est donc bien à des choix que nous devons les orientations qui nous sont présentées ce soir, pour le budget de l’an prochain :

  • des choix qui respectent nos engagements pris pour la mandature, notamment dans notre volonté de soutien aux personnes en difficulté,
  • des choix qui accompagnent et orientent le développement urbain, économique et culturel de notre ville,
  • et des choix qui laissent potentielles et ouvertes certaines décisions importantes à venir, telle l’installation d’un  Centre Dramatique National à la Manufacture des œillets, en fonctions, bien sûr, de financements extérieurs qui nous parviendraient.

 

Pour ces raisons, le groupe socialiste approuve les orientations qui nous sont proposées, sachant qu’elles restent encore perfectibles jusqu’au vote du budget en janvier 2010.

 

 

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Lundi 21 décembre 1 21 /12 /Déc 11:43

Intervention d’Eve Schiavi relative aux Ecoquartiers Confluence Seine Amont Ivry/ Paris

Conseil municipal du 17 décembre 2009

 

 

La délibération qui nous est soumise ce soir marque une nouvelle étape dans la concrétisation de notre engagement d’inscrire Ivry dans une nouvelle dynamique d’urbanisation soucieuse de durabilité et de respect de l’environnement.

 

En effet, la signature de ce contrat-cadre marque une nouvelle étape dans notre volonté de traduire au sein des écoquartiers sous une forme condensée les orientations prises pour notre ville en matière d’aménagement durable, à savoir et pour ne citer que quelques exemples : l’amélioration des transports en commun existants en partenariat avec le Syndicat des Transports d'Ile-de-France, la conduite d’une politique active de réduction des déchets ou encore le développement des énergies renouvelables avec la promotion de la géothermie ou du photovoltaïque.

 

Aussi, nous devons nous saisir de la mutation d’ampleur qui se joue en ce moment à Ivry pour lier développement économique, croissance et écologie.

 

A ce titre, si nous ne pouvons que soutenir la démarche qui nous est présentée ce soir, nous souhaitons au moment d’approuver ce contrat rappeler tout l’enjeu que représente la promotion de la mixité fonctionnelle. Cela est vrai pour toutes les opérations d’urbanisme, a fortiori donc pour les écoquartiers.

Si nous voulons que les écoquartiers que nous nous apprêtons à mettre en chantier soient dans quelques années citées comme des exemples de réussite aux côtés des villes de Pantin, Angers ou Lille, nous devons absolument ériger la mixité fonctionnelle au rang de nos principes directeurs.

C’est le seul moyen de garantir l’attractivité de ces quartiers en devenir et donc de voir notre démarche couronnée de succès.

Concrètement, cela signifie tout mettre en œuvre pour assurer la mixité emplois-logement.

Développer l’offre de commerces, d’activités économiques et de services de proximité et s’attacher à la redynamisation du tissu économique local en promouvant le commerce équitable, la traçabilité des produits, la certification environnementale s’avèrera décisif.

 

L’accroissement de l’offre de logements est une priorité indiscutable ; il est donc tout à fait naturel que cette question occupe une place si importante dans le projet qui nous est soumis ce soir.

Rappelons tout de même qu’alors que l’Ouest parisien, la Défense en tête, a durant des décennies concentré une écrasante majorité des investissements, nous devons continuer d’être les acteurs principaux du rééquilibrage au profit de notre territoire et prendre garde à ce que ne ressurgisse pas le projet de cantonner l’Est parisien au résidentiel.

 

En outre, si la contractualisation avec la Région et l’Etat est à nos yeux indispensable, nous devons avoir à l’esprit, sans que nous puissions présumer des intentions du pouvoir exécutif, la conception ô combien autoritaire de Nicolas Sarkozy en matière d’aménagement du territoire en particulier vis à vis de l’Ile de France- nous l’avons déjà très souvent dénoncé ici, notamment au sujet du SDRIF.

On ne peut que se satisfaire que l’Etat s’engage. Encore faut-il être sûr des garanties sur lesquelles cela repose ! Là encore, il s’agira d’être particulièrement vigilants.

 

Cependant, malgré ces quelques réserves, nous pensons que le projet qui nous est présenté ce soir répond de manière pertinente au défi de l’étalement urbain et traduit par des réalisations concrètes notre engagement en faveur du développement durable.

 

Le groupe socialiste votera donc favorablement cette délibération.

 

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